Comment ça marche

Un point : sept minutes, une page, trois pas

Vous racontez ce qui a changé chez votre parent, ou vous répondez à des questions simples. Vous repartez avec ce qui le fragilise, expliqué, la page pour le médecin, et trois prochains pas. Puis l’assistant prend la suite. Le point se refait : le deuxième vaut plus que le premier.

Claire et Jeanne à table, une feuille entre elles.

Vous dites pour qui, puis vous racontez

Pour votre mère, votre père, votre conjoint, ou pour vous-même : c’est la seule chose qui change les mots. Ensuite vous racontez ce qui a changé, à l’écrit ou à la voix. L’assistant comprend, pose les questions qui manquent, et vous montre ce qu’il a compris avant d’aller plus loin. Ceux qui préfèrent répondre à des questions le peuvent : sept minutes, une question par écran.

  • « Ma mère est tombée la semaine dernière »
  • « Mon père sort de l’hôpital jeudi »
  • « Je n’en peux plus »

Des questions qui disent pourquoi elles sont posées

  1. Si vous préférez les questions : une par écran, et son « pourquoi »

    Sous chaque question, une ligne explique ce qu’elle apporte. Exemple : « Qui prépare et vérifie ses médicaments ? », parce que c’est la question la plus utile du point : elle décide de l’action la plus simple à mettre en place.

  2. « Je ne sais pas » est une réponse

    Vous ne savez pas si votre père est tombé cette année ? Ne pas savoir est une information : on vous dira comment le voir d’ici le prochain rendez-vous.

  3. Aucune question qui juge

    On décrit des situations, jamais des capacités : « fait-il seul ses repas, même avec difficulté ? » plutôt que « est-il capable de… ». Aucun chiffre d’argent, jamais.

  4. Pour votre parent, ou pour vous

    Les mêmes questions, que vous fassiez le point pour votre mère, pour votre père, ou pour vous-même. Seuls les mots changent, pour que ça sonne juste.

Trois écrans, dans cet ordre

Ce que vous avez indiqué

Vos réponses, dans vos mots

Regroupées par repères : Bouger · Manger · Se souvenir · Garder le moral · Voir et entendre · Les médicaments · Le chez-soi · Et vous ?. Les « je ne sais pas » deviennent « à observer d’ici le prochain rendez-vous ».

Les sujets à aborder

Un mot par repère

« Rien à signaler d’après vous », ou « un sujet à aborder ». Chaque mot est justifié : « parce que vous avez indiqué… ». Jamais un chiffre, jamais un verdict. Et quand une situation mérite un appel au médecin sans attendre, on vous le dit en clair.

Les trois prochains pas

Jamais plus de trois

Chaque pas est une fiche : pourquoi, quoi faire, avec qui, combien, combien de temps, et comment en parler à votre proche. Le reste est là, sans ordre imposé, dans « tout ce qui peut aider ».

Le résumé pour le médecin

Une page, datée, factuelle. Ce que vous avez observé et depuis quand, les événements, les traitements tels que vous les connaissez, les questions à poser. À apporter en consultation, à envoyer à votre frère, à garder.

C’est ce qui rend utiles les dix minutes de la consultation. Le médecin reste le seul à décider.

Résumé pour le médecin

Jeanne, 82 ans · point du 12 octobre

Observé depuis trois moisa maigri, mange nettement moins ; une chute en septembre, sans blessure ; oublie des rendez-vous
Événementschute dans la cuisine, le 14 septembre ; pas de passage aux urgences
Traitements, tels que connuscinq à neuf médicaments par jour ; les prépare elle-même
Questions à poserfaut-il revoir le traitement ? un bilan de la marche ? comment l’aider à manger sans forcer ?
Un siège de douche, pommeau et flexible accrochés au mur.

Les fiches d’action

Un geste à la fois, expliqué de bout en bout

« Demander un pilulier au pharmacien », « sécuriser la salle de bain », « préparer la visite à domicile ». Chaque fiche dit pourquoi, quoi faire, avec qui, combien, combien de temps, et comment en parler à votre proche, y compris s’il refuse. Les démarches renvoient vers ce qui existe déjà : le médecin traitant, le CLIC, le CCAS, Mon Bilan Prévention. On est le pont, pas l’annuaire.

Un carnet ouvert, encore vide.

Ensuite, si vous le choisissez

Enregistrer et suivre

Rien n’est enregistré tant que vous ne choisissez pas « enregistrer et suivre ». Quand vous le ferez, avec l’accord de votre proche, le point devient un carnet : les repères et leur état, les trois pas en cours, les rendez-vous, ce qu’a dit le médecin, et qui fait quoi dans la famille. Un geste par ligne, gros caractères, pas de graphiques.